Le diététicien hospitalier est un professionnel de santé chargé de la nutrition thérapeutique des patients en établissement public. Le métier est protégé par la loi du 30 janvier 2007 et requiert le diplôme de BTS diététique ou DUT génie biologique option diététique. La grille de rémunération relève du Ségur de la santé et du décret n° 2024-22 du 15 janvier 2024.
Le diététicien hospitalier est un professionnel de santé exerçant dans la fonction publique hospitalière (FPH). Il évalue les besoins nutritionnels des patients, élabore des plans alimentaires thérapeutiques et collabore avec l’équipe médicale pour adapter la prise en charge.
La profession est inscrite au Code de la santé publique depuis la loi n° 2007-127 du 30 janvier 2007. L’exercice est subordonné à l’obtention d’un diplôme reconnu et à l’enregistrement au répertoire ADELI auprès de l’ARS (Agence régionale de santé).
Quel cadre juridique ?
- Loi n° 2007-127 du 30 janvier 2007 : reconnaissance de la profession de diététicien.
- Code de la santé publique : articles L. 4371-1 à L. 4371-9.
- Décret n° 89-609 du 1er septembre 1989 portant statut des diététiciens hospitaliers.
- Ségur de la santé du 13 juillet 2020 : revalorisation indiciaire +183 €.
- Décret n° 2024-22 du 15 janvier 2024 : nouvelle grille catégorie A.
Quelles missions du diététicien hospitalier ?
Le diététicien hospitalier exerce 5 missions principales : évaluation nutritionnelle, prescription diététique, éducation thérapeutique, collaboration interprofessionnelle et formation des équipes. Il intervient dans tous les services : soins, gériatrie, pédiatrie, oncologie, néphrologie.
Activités quotidiennes
| Mission | Activité | Volume indicatif |
|---|---|---|
| Évaluation | Bilans nutritionnels patients | 15 à 30 patients/jour |
| Prescription | Régimes thérapeutiques personnalisés | Selon pathologies |
| Éducation | ETP diabète, obésité, dénutrition | 3 à 6 séances/semaine |
| Collaboration | Staffs médicaux, comités de liaison nutrition (CLAN) | 2 réunions/semaine |
| Formation | Formation des aides-soignants et IDE | 2 à 4 sessions/an |
Comment devenir diététicien dans la fonction publique ?
L’accès se fait par concours externe ou interne organisé par les établissements ou par le CNG. Le diplôme requis est le BTS Diététique ou le DUT Génie biologique option diététique (Bac+2). La formation est en cours de réforme universitaire (LMD vers Bac+3 à l’horizon 2026).
Voies d’accès
| Voie | Conditions | Modalités |
|---|---|---|
| Concours externe | BTS Diététique ou DUT | Épreuves écrites + oral |
| Concours interne | 4 ans de service public | Épreuves écrites + oral |
| Recrutement contractuel | Diplôme + agrément ARS | CDD ou CDI selon poste |
| Mobilité FPT | Détachement | Toutes filières santé |
Quel salaire pour un diététicien hospitalier ?
Le diététicien hospitalier débute à 2 040 € bruts mensuels (IM 414) en 2025 après application du Ségur. Le sommet de carrière en hors classe atteint 3 645 € (IM 740) avec les revalorisations Ségur.
Grille indiciaire 2025 (post-Ségur)
| Échelon / Grade | Indice majoré | Brut mensuel |
|---|---|---|
| Classe normale 1er éch. | 414 | 2 040 € |
| Classe normale 5e éch. | 484 | 2 384 € |
| Classe normale 11e éch. | 594 | 2 925 € |
| Classe sup. 5e échelon | 654 | 3 220 € |
| Classe sup. dernier échelon | 740 | 3 645 € |
Le complément de traitement indiciaire (CTI) ajoute 49 points (241 €/mois) depuis le Ségur de juillet 2020.
Quelles spécialisations possibles ?
5 spécialisations sont accessibles aux diététiciens hospitaliers. Nutrition pédiatrique, nutrition gériatrique, nutrition oncologique, nutrition entérale et parentérale, et éducation thérapeutique.
- Nutrition pédiatrique : DU pédiatrie nutritionnelle (Necker, Robert-Debré).
- Nutrition gériatrique : DU dénutrition de la personne âgée.
- Nutrition oncologique : formations spécialisées INCa et UNICANCER.
- Nutrition artificielle : DU nutrition entérale et parentérale.
- ETP : formation 40h obligatoire pour conduire de l’éducation thérapeutique.
Quels enjeux 2025 ?
4 enjeux structurent l’année 2025. Lutte contre la dénutrition (4 à 10 % des Français selon HAS), réforme universitaire de la formation, montée en compétences en télénutrition et déploiement du PNNS 4 (2019-2023 prolongé).
| Enjeu | Indicateur cible |
|---|---|
| Dénutrition hospitalière | Réduction de 30 % d’ici 2030 |
| PNNS 4 | Réduction obésité enfant -20 % |
| Formation | Passage Bac+3 d’ici 2026 |
| Télésanté | Téléconsultation autorisée 2024 |
Sources officielles
- Loi n° 2007-127 du 30 janvier 2007
- HAS — Haute Autorité de santé
- AFDN — Association française des diététiciens nutritionnistes
- CNG — Centre national de gestion
- Santé publique France — PNNS
Article mis à jour le 4 mai 2026.