Qu’est-ce qu’un physicien médical hospitalier ?

Le physicien médical hospitalier (PSRPM) est un professionnel de santé spécialisé dans l’utilisation des rayonnements ionisants à des fins médicales (radiothérapie, médecine nucléaire, imagerie). Il exerce dans les services de radiothérapie des centres hospitaliers et est responsable du contrôle qualité des appareils, de la planification dosimétrique et de la radioprotection des patients et personnels. La France compte environ 770 physiciens médicaux selon la SFPM 2024.

Le physicien médical, officiellement Personne Spécialisée en Radiophysique Médicale (PSRPM), est un cadre de la fonction publique hospitalière chargé d’optimiser l’utilisation des rayonnements ionisants. Sa mission est encadrée par l’arrêté du 19 novembre 2004 modifié, qui définit les conditions d’intervention de la PSRPM dans les établissements de santé.

Il intervient dans 3 grands domaines : la radiothérapie externe et la curiethérapie (planification des traitements), la médecine nucléaire (calcul des activités injectées et dosimétrie patient), et l’imagerie médicale (optimisation des doses délivrées en scanner, radiologie interventionnelle).

Tableau des domaines d’intervention

Domaine Mission principale Volume annuel France
Radiothérapie externe Plans dosimétriques, contrôle qualité accélérateurs 180 000 patients traités/an
Curiethérapie Calcul de doses sources scellées 4 500 patients/an
Médecine nucléaire Dosimétrie radiopharmaceutique 1,8 million d’examens/an
Scanner Niveaux de référence diagnostiques 10,5 millions d’examens/an
Radiologie interventionnelle Optimisation doses, suivi peau patients 1,2 million d’actes/an
Mammographie de dépistage Contrôle qualité appareils 2,5 millions d’examens/an

Quelle formation pour devenir physicien médical ?

L’accès au métier nécessite un parcours long et exigeant : Bac+5 scientifique puis 2 ans de Diplôme de Qualification en Physique Radiologique et Médicale (DQPRM). Le DQPRM est délivré par l’INSTN (Institut National des Sciences et Techniques Nucléaires) après concours d’entrée hautement sélectif (environ 60 places par an).

Tableau du parcours académique

Étape Durée Diplôme obtenu
Licence physique / sciences 3 ans Licence (Bac+3)
Master physique médicale 2 ans Master (Bac+5)
Concours INSTN 1 an préparation Admission DQPRM
DQPRM (alternance hospitalière) 2 ans Diplôme PSRPM
Stage hospitalier validant Compris dans DQPRM Inscription ASN

Quelles sont les missions de sécurité des appareils ?

La radioprotection et le contrôle qualité des appareils émetteurs de rayonnements ionisants constituent le cœur du métier de physicien médical. L’arrêté du 19 novembre 2004 modifié et la décision n° 2021-DC-0708 de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) imposent des obligations strictes.

Quels contrôles qualité réguliers réalise-t-il ?

Type de contrôle Périodicité Réfèrence réglementaire
Contrôle quotidien accélérateur Quotidien Arrêté 19/11/2004
Contrôle hebdomadaire débit dose Hebdomadaire Décision ASN 2021-DC-0708
Contrôle mensuel dosimétrique Mensuel SFPM rapport 18
Contrôle annuel complet Annuel Arrêté CE 25/11/2008
Contrôle qualité scanners Annuel Décision ANSM 2017
Audit interne radioprotection Annuel Code de la santé publique

Quelle est la procédure en cas d’incident ?

L’échelle ASN-SFRO classe les événements de radioprotection médicale de niveau 0 (sans conséquence) à niveau 7 (catastrophique). Tout événement de niveau 2 ou supérieur doit être déclaré à l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) dans un délai de 48 heures via le portail SISERI. Le physicien médical pilote l’analyse de cause racine et l’élaboration des actions correctives.

Quel est le salaire d’un physicien médical hospitalier ?

Le physicien médical est rémunéré sur la grille du corps des physiciens médicaux de la fonction publique hospitalière (décret n° 2017-727 du 3 mai 2017). Au 1er échelon, le traitement brut s’élève à environ 2 470 € bruts mensuels (indice majoré 488). En fin de carrière au grade hors classe, il atteint 4 660 € bruts (indice majoré 922).

S’ajoutent l’indemnité spécifique de service (ISS), la prime Ségur santé et une prime d’engagement de service public (PESP) pour les zones sous-denses. La rémunération brute totale d’un physicien médical confirmé peut atteindre 6 500 € bruts mensuels.

Quelle est la situation démographique du métier ?

Le métier souffre d’une pénurie chronique en France. Selon la Société Française de Physique Médicale (SFPM), le ratio de physiciens médicaux par million d’habitants atteint 11,5 en France contre 24 en Allemagne et 26 au Royaume-Uni en 2024. La France manque de 200 à 300 physiciens médicaux selon le rapport SFPM 2024.

Quels sont les enjeux de radiothérapie en 2025 ?

3 évolutions techniques majeures structurent le métier en 2025 : la radiothérapie adaptative, la stéréotaxie et la protonthérapie. La France compte 175 centres de radiothérapie, 5 plateformes de protonthérapie (Orsay, Nice, Caen, Toulouse, Lyon en construction) et plus de 40 accélérateurs robotisés Cyberknife ou MRIdian.

Quelles sont les questions fréquentes sur ce métier ou ce sujet ?

Plusieurs questions reviennent régulièrement de la part des candidats, agents et usagers. Voici les éléments de réponse les plus fréquents en 2025, structurés selon les enjeux majeurs identifiés par les centres de gestion, les directions des ressources humaines et les fédérations professionnelles concernées.

Quelles ressources mobiliser pour aller plus loin ?

  • Site Service-Public.fr : portail officiel des droits et démarches administratives, mis à jour quotidiennement par la DILA.
  • Service-Public Pro : informations réglementaires destinées aux professionnels et chefs d’entreprise.
  • CNFPT : Centre national de la fonction publique territoriale, formations, fiches métiers, statistiques RH.
  • Bourses de l’emploi territorial des centres de gestion départementaux (88 CDG en France).
  • Portail Place de l’Emploi Public : offres des 3 fonctions publiques (FPE, FPT, FPH).
  • Légifrance : consultation des textes législatifs et réglementaires en vigueur.
  • 1jeune1solution.gouv.fr : portail dédié aux jeunes pour l’emploi, l’apprentissage et le service civique.
  • Bourse interministérielle de l’emploi public (BIEP) : recrutement des fonctionnaires de l’État.

Tableau récapitulatif des références utiles

Ressource Type Adresse
Service-Public.fr Portail officiel service-public.fr
Légifrance Textes juridiques legifrance.gouv.fr
CNFPT Formation territoriale cnfpt.fr
Place Emploi Public Recrutement public place-emploi-public.gouv.fr
FNCDG Fédération centres de gestion fncdg.com
DGAFP Direction fonction publique fonction-publique.gouv.fr
BIEP Bourse interministérielle biep.fonction-publique.gouv.fr
Mon Compte Formation CPF moncompteformation.gouv.fr

Quelles perspectives d’évolution à 5 ans ?

Les transformations en cours dans la fonction publique structurent les perspectives professionnelles à moyen terme. 4 grandes tendances impactent l’ensemble des métiers du secteur public : transition écologique, transition numérique, renouvellement démographique et évolution des attentes citoyennes en matière de qualité de service public.

Selon le rapport annuel de la DGAFP 2024 sur l’état de la fonction publique, plus de 650 000 départs en retraite sont prévus dans les 3 fonctions publiques d’ici 2030, créant des opportunités importantes de recrutement et de mobilité interne. Les compétences transversales — maîtrise du numérique, conduite de projet, médiation, analyse de données, communication multicanale — deviennent décisives pour l’évolution professionnelle des agents.

Pour anticiper ces évolutions, les agents disposent de plusieurs leviers de formation et de mobilité. Le compte personnel de formation (CPF) est abondé chaque année selon l’article L. 6323-1 du Code du travail à hauteur de 500 € par an dans la limite de 5 000 € (8 000 € pour les agents non qualifiés). La validation des acquis de l’expérience (VAE) permet de transformer 1 an d’expérience minimum en diplôme. Le bilan de compétences est financé par l’employeur public au titre du plan de formation.

Comment se préparer concrètement ?

Une préparation efficace combine 4 dimensions complémentaires : technique, comportementale, réseautage et pratique. Les candidats au public mobilisent en moyenne 6 à 12 mois pour monter en compétences sur un poste cible, en alternant formations courtes (CNFPT, ICN, CFPB), lectures spécialisées, immersions professionnelles et entraînement aux épreuves orales.

Tableau du plan de préparation type sur 6 mois

Mois Action prioritaire Livrable
Mois 1-2 Cartographie du secteur, lectures fondamentales Synthèse de 10 documents clés
Mois 2-3 Formation CNFPT ou MOOC dédié Attestation + fiches révisions
Mois 3-4 Réseautage : LinkedIn, événements pros, salons 10 contacts qualifiés
Mois 4-5 Préparation orale (concours / entretien) 3 simulations vidéo annotées
Mois 5-6 Candidatures actives + suivi 5-10 candidatures déposées

Plusieurs plateformes de formation gratuites ou à coût modéré sont accessibles aux candidats : Pix (compétences numériques), MOOC France Université Numérique (FUN), classes virtuelles du CNFPT, ressources Ouvertes du Service-Public, programmes de formation des centres de gestion. L’objectif est de cumuler savoirs réglementaires, savoirs métier et savoir-être avant de candidater.

Sources officielles et références juridiques

Article mis à jour le 4 mai 2026.