Sage femme hospitaliere nouvelles competences et statut 2025

La sage-femme hospitalière de la fonction publique hospitalière (FPH) bénéficie d’une revalorisation statutaire et de nouvelles compétences depuis 2023-2025. La loi du 19 mai 2023, complétée par les décrets de 2024, élargit ses prérogatives en matière de prescription, de vaccination et d’IVG. La France compte plus de 23 000 sages-femmes en activité au 1er janvier 2024 selon l’Ordre national des sages-femmes, dont près de 14 000 en milieu hospitalier public.

Quel est le nouveau statut de la sage-femme en 2024-2025 ?

Le décret n° 2022-1265 du 28 septembre 2022 a refondu le statut des sages-femmes hospitalières, créant un 7e échelon supplémentaire et revalorisant la grille indiciaire. Le projet de réforme du statut, en discussion depuis 2023, vise à terme un alignement sur le statut de praticien hospitalier.

4 évolutions statutaires majeures depuis 2022 :

  • Création d’un grade de cadre supérieur sage-femme : décret n° 2022-1265 du 28 septembre 2022.
  • Allongement de la grille classe normale : 13 échelons (vs 11 auparavant).
  • Indice terminal classe supérieure : revalorisé à IM 763.
  • Prime de revalorisation 2024 : 250 € brut/mois supplémentaires depuis le 1er juillet 2024.

Quelles sont les nouvelles compétences depuis 2023 ?

La loi n° 2023-379 du 19 mai 2023 a élargi les compétences des sages-femmes en matière de prescription d’arrêts de travail, de vaccination de l’entourage et de prise en charge des IST. Plusieurs autres extensions de compétences sont entrées en vigueur depuis 2021.

Compétence Texte Date d’entrée en vigueur
Prescription IVG médicamenteuse Loi du 26 janvier 2016 Avril 2016
IVG instrumentale Loi du 2 mars 2022 Mars 2022
Vaccination entourage femme enceinte Loi 2023-379 19 mai 2023
Arrêt de travail jusqu’à 14 jours Loi 2023-379 19 mai 2023
Prise en charge IST Loi 2023-379 19 mai 2023
Prescription substituts nicotiniques entourage Loi du 26 janvier 2016 2016

Quelle est la nouvelle grille salariale 2024-2025 ?

La sage-femme hospitalière classe normale débute à 2 205 € brut mensuel (IM 448) et peut atteindre 4 110 € brut au grade de cadre. S’y ajoutent la prime Ségur (183 € net), la prime de revalorisation 2024 (+250 € brut), et les indemnités de garde et nuit.

Grade et échelon Indice majoré Traitement brut mensuel
Sage-femme classe normale échelon 1 448 2 205,40 €
Sage-femme classe normale échelon 7 (médian) 545 2 683,02 €
Sage-femme classe normale terminal 673 3 312,75 €
Sage-femme classe supérieure terminal 763 3 755,68 €
Sage-femme cadre terminal 835 (HEA) 4 110,52 €

Quelles primes complètent le traitement ?

5 primes principales complètent le traitement de la sage-femme hospitalière : Ségur, revalorisation 2024, indemnité de sujétions spécifiques, gardes, indemnité d’engagement. Le revenu net mensuel d’une sage-femme en milieu de carrière dépasse 3 200 € avec primes selon les chiffres FHF 2024.

  • Prime Ségur : 183 € net mensuel (décret 2020-1152 du 19 septembre 2020).
  • Prime de revalorisation 2024 : 250 € brut mensuel depuis le 1er juillet 2024.
  • Indemnité de sujétions spécifiques : 25 % du TIB pour les fonctions exposantes.
  • Garde de nuit hospitalière : ≈ 165 € brut pour 12h.
  • Indemnité d’engagement de service public exclusif : pour les sages-femmes exerçant uniquement à l’hôpital public.

Quelles sont les conditions de travail en 2024-2025 ?

La sage-femme hospitalière travaille 35 heures hebdomadaires en moyenne, organisées en gardes de 12 heures sur des amplitudes jour/nuit/week-end. La pénurie de sages-femmes est aiguë : 800 postes vacants dans les hôpitaux publics en 2024 selon la FHF, ce qui se traduit par des fermetures temporaires de maternités.

Conditions de travail spécifiques :

  • Travail en 12 heures : généralisation depuis 2017 dans la majorité des maternités publiques.
  • Gardes de nuit : 4 à 6 par mois en moyenne.
  • Astreintes : possibles dans les maternités de niveau 1 et 2.
  • Effectifs minimaux : 1 sage-femme pour 20 accouchements/an dans les maternités de niveau 1.

Quelle est la formation initiale en 2024-2025 ?

Le diplôme d’État de sage-femme se prépare en 5 ans après le baccalauréat : 1 an PASS/LAS + 4 ans en école universitaire de sages-femmes. La formation a été réformée en 2021 pour conférer le grade de master (300 ECTS), arrêté du 11 mars 2013 modifié.

Année Programme Stages
1ère année (PASS/LAS) Tronc commun études santé à l’université Aucun
2ème et 3ème année Tronc maïeutique fondamental 200 et 400 heures
4ème année (DFASMa1) Approfondissement clinique 500 heures
5ème année (DFASMa2) Mémoire + stages mixtes 700 heures

Quels enjeux pour la profession en 2024-2025 ?

3 enjeux structurent l’avenir de la profession sage-femme : reconnaissance statutaire, attractivité, lutte contre les déserts maïeutiques. Le rapport « Sage-femme 2030 » publié en mars 2023 préconise l’alignement progressif du statut sur celui de praticien hospitalier.

Les principaux chantiers :

  • Statut de praticien hospitalier : alignement attendu d’ici 2030 selon le rapport ministériel.
  • Lutte contre les déserts maïeutiques : 7 départements sans école de sages-femmes en 2024.
  • Plan « 1 000 premiers jours » : prolongement et amplification depuis 2020.
  • Périnatalité durable : réduction de la mortalité périnatale (7,3 / 1 000 en 2023).

Quelles évolutions de carrière ?

La sage-femme peut évoluer vers les fonctions de cadre maïeuticien, coordonnatrice en maïeutique, sage-femme enseignante, directrice d’école de sages-femmes. Le master 2 et le doctorat en sciences de la vie permettent l’accès à la recherche universitaire.

  • Cadre maïeuticien : encadrement d’une équipe en maternité, IFCS.
  • Coordonnatrice en maïeutique : coordination de plusieurs unités d’une maternité de niveau 3.
  • Sage-femme enseignante : école universitaire de sages-femmes, master 2 requis.
  • Sage-femme de PMI : protection maternelle et infantile (conseil départemental).

Sources officielles

Article mis à jour le 4 mai 2026.